
La multiplication des vols de véhicules, des accidents de la route et des litiges entre les propriétaires de flottes et leurs conducteurs a mis en évidence une grave lacune dans le secteur des transports et de la location de voitures au Nigeria : l'absence d'assurance complète obligatoire pour les véhicules, de systèmes de suivi et de pratiques élémentaires de gestion des risques.
Cette lacune n'est pas seulement néfaste pour les entreprises, mais elle fait peser une charge injuste et dévastatrice sur les salariés à faibles revenus, qui sont contraints de supporter des conséquences financières et juridiques qui ne devraient jamais leur incomber.
Un système qui punit les mauvaises personnes
Dans tout le pays, les chauffeurs employés par les gestionnaires de flotte, les entreprises de logistique et les loueurs de voitures sont régulièrement arrêtés, détenus ou contraints de s'endetter lourdement lorsqu'un véhicule est volé ou impliqué dans un accident. Beaucoup de ces travailleurs gagnent entre 3 000 et 7 000 ₦ par jour, ce qui est à peine suffisant pour faire vivre leur famille, mais on attend d'eux qu'ils remplacent des véhicules valant des millions de nairas en cas d'incident.
Cette pratique n'est pas seulement contraire à l'éthique, elle est aussi économiquement irrationnelle. Aucune entreprise de transport responsable, où que ce soit dans le monde, ne fonctionne sans une assurance complète, un système de localisation par GPS et des caméras sur le tableau de bord. Ces outils existent pour protéger les entreprises contre les pertes et pour empêcher la criminalisation d'employés innocents qui ne font que leur travail.
Le cas d'Elie : Un exemple troublant
Le calvaire d'Elijah, chauffeur employé par un gestionnaire de flotte dans l'État du Delta, met en lumière la gravité du problème.
Le 14 février 2026, Elijah a garé la Toyota Hilux de l'entreprise devant une place située dans la zone de Jakpa pour acheter rapidement un article. Quelques minutes plus tard, le véhicule a été volé.
Au lieu d'activer un traceur (aucun n'était installé) ou de déposer une demande d'indemnisation (aucune n'existait), l'employeur a fait arrêter Elijah.Elijah a passé plus de cinq jours en garde à vue, survivant grâce à la nourriture apportée par des membres de sa famille, nourriture qui ne lui parvenait souvent pas car elle était saisie par ses compagnons de cellule.Après avoir fait appel à de hauts responsables de la police, il a été libéré, mais l'employeur continue de menacer le conducteur, exigeant qu'il “remplace le véhicule” ou qu'il paie des millions de nairas en guise de “règlement”.
Pendant ce temps, l'employeur n'a fait aucun effort significatif pour retrouver le véhicule volé, enquêter sur le vol ou collaborer avec les autorités pour le récupérer. Il ne s'agit pas d'un cas isolé. Il reflète un modèle d'exploitation et de négligence dans l'ensemble du secteur.
Pourquoi l'assurance tous risques et le suivi doivent être obligatoires
Les entreprises de transport et de location de voitures sont confrontées à des risques prévisibles : vol, accidents, vandalisme et incidents de la route. Ces risques sont inhérents au modèle d'entreprise et ne sont pas causés par les employés.
C'est pourquoi les opérateurs responsables du monde entier s'appuient sur :
Assurance tous risques du véhicule pour couvrir le vol, les accidents et les dommages.
Des traceurs GPS pour suivre les mouvements des véhicules et faciliter leur récupération
Des caméras de surveillance pour fournir des preuves en cas de litiges ou de fausses accusations
Protocoles d'évaluation des risques pour identifier les vulnérabilités et planifier les réponses
