
De 2 mars 2026, des amendes pour ne pas avoir le Système de limitation de vitesse (SLV) entrer en vigueur au Guatemala en vertu de Accord gouvernemental n° 69-2026. Cette obligation s'applique aux autocars interurbains et à tous les véhicules de transport lourd de 3,5 tonnes ou plus. Les amendes sont échelonnées : elles commencent à 5 salaires minimums (~20 011 Q.) et passent à 10 salaires minimums (~42 522 Q.) douze mois plus tard, auxquelles s’ajoutent une suspension de la ligne pendant six mois et, en cas de récidive, le retrait de l’autorisation d’exploitation pour une durée pouvant aller jusqu’à cinq ans.
Si votre entreprise exploite des véhicules de transport lourd ou gère une flotte d'autocars interurbains au Guatemala, cette nouvelle réglementation modifie du jour au lendemain votre exposition aux sanctions. Bien que la Loi relative au renforcement de la sécurité routière Bien que cette mesure existe depuis 2016, les amendes pour non-utilisation du système de limitation de vitesse ne sont entrées en vigueur que le 2 mars 2026, en vertu de l'accord gouvernemental n° 69-2026. Quelques jours avant l'entrée en vigueur de ces sanctions, moins de 10% des autocars interurbains du pays étaient équipés de ce dispositif, ce qui expose la majeure partie du secteur à des amendes immédiates.
Cadre juridique du système de limitation de vitesse
Loi relative au renforcement de la sécurité routière (2016)
Il s'agit de la loi-cadre qui instaure cette obligation. Son objectif est de réduire le nombre d'accidents de la route dans le pays — en particulier les accidents graves impliquant des autocars interurbains et des poids lourds, qui ont toujours représenté une part importante des victimes mortelles sur le réseau routier guatémaltèque.
Lois et règlements
Définir les spécifications techniques du système de limitation de vitesse, les procédures d'installation, de certification et de vérification, ainsi que les compétences des organismes de contrôle.
Accord gouvernemental n° 69-2026
C'est là la principale nouveauté : elle établit la barème d'amendes progressif en cas de non-respect, selon un barème progressif qui s'alourdit au fil du temps. Les sanctions sont entrées en vigueur le 2 mars 2026.
Quels sont les véhicules concernés par cette obligation ?
Le système de limitation de vitesse est obligatoire pour :
- Autocars interurbains dans le cadre du service public (transport de passagers entre les services).
- Transport de marchandises lourdes : camions, semi-remorques, remorques, camions-citernes, camions à plateau, camions de déménagement, camions porte-conteneurs.
- Tout véhicule dont le poids total en charge est de 3,5 tonnes ou plus selon l'enregistrement figurant dans les dossiers de la DGT (Direction générale des transports).
Point clé : ce qui compte, c'est le poids enregistré dans le dossier, et non le poids en ordre de marche réel du véhicule. Si votre carte d'immatriculation indique 3,5 tonnes ou plus, vous devez installer le SLV même si vous circulez habituellement avec une charge inférieure. Vérifiez l'immatriculation de chaque véhicule de votre flotte avant de supposer qu'il est exempté.
Véhicules exemptés
- Véhicules immatriculés à 3,4 tonnes ou moins: voitures particulières, pick-ups légers, petits minibus, la plupart des véhicules utilitaires légers.
- Remarque : Les associations du secteur du tourisme, du transport scolaire et des taxis ont demandé que cette règle leur soit également appliquée, mais à la date de rédaction du présent guide, cette demande n'a pas donné lieu à une mesure concrète. Elle s'applique uniquement aux véhicules de 3,5 tonnes ou plus.
Vitesse maximale autorisée par le SLV
Le système de limitation de vitesse limite la vitesse maximale des véhicules concernés à :
80 km/h
vitesse maximale physique de l'appareil
La limite est physique: ce dispositif contrôle le moteur ou le système d'injection et empêche le véhicule de dépasser cette vitesse, quelle que soit la pression exercée sur la pédale d'accélérateur. Il ne s'agit pas d'une alerte visuelle ou sonore, mais d'une coupure physique de l'accélération.
Amendes échelonnées : barème des sanctions
L'accord gouvernemental n° 69-2026 établit un barème d'amendes progressif dont le montant augmente avec le temps, incitant ainsi les transporteurs à se mettre en règle dès que possible :
| Période | Salaires minimums | Montant approximatif |
|---|---|---|
| 2 mars 2026 – septembre 2026 les 6 premiers mois | 5 fois le salaire minimum | ~Q. 20 011 |
| Septembre 2026 – mars 2027 de 6 à 12 mois | 7 fois le salaire minimum | ~Q. 28 016 |
| À partir de mars 2027 à partir du 12e mois | 10 fois le salaire minimum | ~Q. 40 023 à Q. 42 522 |
Outre l'amende, une première infraction peut également entraîner suspension de la ligne (autorisation d'exploitation) pour une durée de six mois, ce qui paralyse l'exploitation commerciale du véhicule pendant cette période.
Récidive : les sanctions s'alourdissent
La loi sur le renforcement de la sécurité routière est sévère envers les récidivistes. Si un transporteur est à nouveau contrôlé sans SLV après avoir déjà fait l'objet d'une sanction :
- Retrait de l'autorisation d'exploitation de la ligne pour une durée maximale de 5 ans. Pour une entreprise de transport, cela revient à perdre le droit d'exploiter ces véhicules à des fins commerciales.
- Conservation des documents du véhicule (carte grise, assurance, etc.) et du conducteur (permis de conduire).
- Enregistrement en tant que délinquant dans le système DGT, ce qui a des répercussions sur les autorisations, les renouvellements et les démarches à venir.
- Accumulation de particules fines pour chaque unité fonctionnant sans être en conformité.
Pour les entreprises disposant d'une flotte de plusieurs véhicules, les risques se multiplient : une entreprise possédant 20 autocars interurbains non équipés du système SLV pourrait se voir infliger des amendes cumulées dépassant Q. 800 000 au cours de la première année, avant d'envisager la suspension de certaines liaisons.
Certificat de fonctionnalité : le document essentiel
Disposer d'un appareil SLV physiquement installé ce n'est pas suffisant. Chaque véhicule doit être muni d'un certificat de fonctionnalité, délivré par un atelier agréé, qui atteste que :
- Le SLV est correctement installé.
- Le système fonctionne dans les limites des paramètres techniques requis.
- La limitation de vitesse à 80 km/h est strictement appliquée.
- L'appareil n'a fait l'objet d'aucune manipulation ni modification.
Ce certificat doit être présenté lors de tout contrôle effectué par la DGT, PROVIAL ou la Division du transit de la Police nationale civile. En l'absence d'un certificat valide, le véhicule est considéré comme non conforme. même si le dispositif physique est installé. Les certificats ont une durée de validité définie et doivent être renouvelés conformément aux instructions de l'atelier émetteur.
Autorités chargées de l'application de la loi
Trois entités collaborent étroitement à la vérification et au contrôle du respect des normes SLV :
PROVIAL
- Rôle de prévention et d'accompagnement.
- Vérifie le bon fonctionnement du SLV lors des interventions sur le terrain.
- Transmet ses conclusions à la DGT en vue de l'application de sanctions administratives.
- Mène des campagnes de sensibilisation et d'information sur la réglementation.
DGT (Direction générale des transports)
- Applique les sanctions administratives prévues par l'accord gouvernemental n° 69-2026.
- Veille au respect global du régime.
- Tient à jour le registre des transporteurs et des contrevenants.
- Traite les recours administratifs et les procédures disciplinaires.
- Gère la suspension et l'annulation des lignes en service.
Division des transports de la Police nationale civile (et PMT)
- Effectue des contrôles sur le terrain en bord de route.
- Contrôle les véhicules afin de vérifier les documents et l'installation du SLV.
- Dépose les rapports qui servent de base aux procédures administratives menées par la DGT.
- Dans les communes où il y a un PMT (Police des transports municipaux), les agents peuvent également vérifier les pièces d'identité lors des contrôles en milieu urbain.
Comment se conformer à la réglementation
Étape 1 : Vérifiez si votre flotte est soumise à cette obligation
- Vérifiez l'enregistrement (fiche d'inscription) de chaque unité.
- Vérifiez le poids total en charge déclaré du véhicule.
- Si le poids est égal ou supérieur à 3,5 tonnes → vous devez disposer d'un SLV.
- Si le poids est inférieur ou égal à 3,4 tonnes → exonération pour le moment.
Étape 2 : Identifier les ateliers agréés
- L'installation du SLV doit être effectuée à ateliers agréés par les autorités compétentes.
- Demandez la liste mise à jour à la DGT ou renseignez-vous directement auprès de votre concessionnaire de véhicules utilitaires.
- Vérifiez que l'atelier délivre un certificat de fonctionnalité officiellement reconnu.
Étape 3 : Installer le dispositif SLV
- Prenez rendez-vous pour l'installation auprès d'un atelier agréé.
- Le processus prend généralement entre une demi-journée et une journée entière par véhicule, selon le modèle.
- Demander la facture, le certificat de conformité et le procès-verbal d'installation.
Étape 4 : Conserver les documents à bord
- Chaque unité doit être en possession du certificat de conformité, sous forme physique ou numérique, pouvant être présenté lors de tout contrôle.
- Le conducteur doit être formé pour présenter le certificat sur simple demande.
- Conservez-en une copie au bureau et dans une archive numérique de sauvegarde.
Étape 5 : Renouveler le certificat régulièrement
- Le certificat de fonctionnalité a une durée de validité limitée.
- Prévoyez le renouvellement auprès de l'atelier avant la date d'expiration.
- Configurez des rappels dans votre système de gestion de flotte.
Risques pour les entreprises disposant d'un parc automobile
Pour les entreprises exploitant plusieurs véhicules lourds, les risques liés au non-respect de la réglementation se multiplient et peuvent avoir de graves répercussions sur leurs activités :
- Amendes cumulées par unité : Q. 20 011 × 10 unités = Q. 200 110 en une seule opération.
- Suspension simultanée de plusieurs lignes : bloque les recettes pendant 6 mois par unité.
- Impossibilité d'honorer les contrats : Le non-respect des obligations envers les clients qui attendent des livraisons peut donner lieu à des poursuites civiles.
- Augmentation des coûts d'assurance : Les assureurs du secteur des transports exigent le respect de la réglementation et augmentent les primes des flottes qui ne s'y conforment pas.
- Perte d'appels d'offres publics et privés : Les grands clients (Walmart, Cementos Progreso, les distributeurs) exigent des documents attestant de la conformité.
- Risque pénal en cas d'accident : Si un accident se produit et qu'il est établi qu'il n'y a pas eu de SLV, la responsabilité pénale et civile s'alourdit.
- Atteinte à la réputation : Le registre des débiteurs de la DGT est public et a des répercussions sur la confiance des clients et des prêteurs.
Comment nous vous accompagnons chez Asesoria Global
Notre équipe conseille les entreprises de transport, de distribution et de logistique afin de garantir leur pleine conformité avec le régime SLV et la réglementation guatémaltèque en matière de sécurité routière. Si vous disposez d'une flotte ou de véhicules lourds, nous vous accompagnons dans les domaines suivants :
Diagnostic de la flotte
- Vérification des immatriculations et du poids total en charge de chaque véhicule.
- Identification des unités obligatoires et des unités exemptées.
- Analyse de l'état actuel de conformité (installé, non installé, certifié, expiré).
- Carte de l'exposition aux amendes sur la base de la situation actuelle.
Conseil juridique et administratif
- Coordination avec les ateliers agréés pour planifier les installations.
- Gestion des certificats de conformité et des archives légales.
- Avis concernant les obligations supplémentaires des transporteurs (licences, assurances, autorisations de la DGT).
Défense dans le cadre d'une procédure de sanction
- Si votre entreprise a déjà reçu une amende, nous vous accompagnons dans la procédure administrative devant la DGT.
- Analyse de la légalité de la sanction et des voies de recours possibles.
- Négociation des plans de régularisation avec l'autorité compétente.
- Défense en cas de suspension ou d'annulation d'un itinéraire.
Conformité globale des transporteurs
- Examen de l'ensemble des documents relatifs au transporteur (autorisations, polices d'assurance, dossiers).
- Conception d'un système interne de gestion de la conformité (rappels, dossiers, contrôles).
- Formation des opérateurs et du personnel administratif aux obligations prévues par le régime.
Foire aux questions
Quels sont les véhicules soumis à la taxe SLV ?
Tous les véhicules d'un poids total en charge de 3,5 tonnes ou plus selon l'immatriculation : autocars interurbains, camions, semi-remorques, remorques, camions-citernes et autres véhicules similaires. Les véhicules d'un poids total en charge inférieur ou égal à 3,4 tonnes sont exemptés.
Depuis quand est-ce obligatoire ?
Les amendes sont entrées en vigueur le 2 mars 2026 en vertu de l'accord gouvernemental n° 69-2026. Cette obligation légale découle de la loi de 2016 relative au renforcement de la sécurité routière.
À combien s'élèvent les amendes ?
Échelonnement : 5 salaires minimums (~20 011 Q.) pendant les 6 premiers mois, 7 salaires minimums (~28 016 Q.) entre le 6e et le 12e mois, et 10 salaires minimums (environ 40 023 à 42 522 quetzals) après la première année, plus une éventuelle suspension de la ligne pendant 6 mois.
Que se passe-t-il en cas de récidive ?
Retrait de l'autorisation d'exploitation de la ligne pour une durée maximale de 5 ans, conservation des documents et inscription au registre des contrevenants de la DGT.
Quelle est la vitesse maximale du SLV ?
80 km/h. Cette limitation est d'ordre physique et le dispositif ne permet pas de la dépasser.
Qu'est-ce que le certificat de fonctionnalité ?
Document attestant que le dispositif SLV est correctement installé et fonctionne correctement. Il est délivré par un atelier agréé et doit se trouver à bord du véhicule. En l'absence d'un certificat valide, le véhicule est considéré comme non conforme.
Qui se charge de la vérification et des sanctions ?
PROVIAL vérifie le bon fonctionnement des installations, la DGT applique les sanctions administratives et la Division de la circulation de la Police nationale civile (avec le soutien du PMT dans les communes) effectue les contrôles routiers.
Mon véhicule de moins de 3,5 tonnes doit-il être équipé d'un SLV ?
Non. Les véhicules immatriculés d'un poids maximal de 3,4 tonnes sont exemptés. C'est le poids indiqué sur la carte grise qui est pris en compte, et non le poids du véhicule chargé.
